Learning from

    En bref
  • Crédits ECTS : 13
  • Langue d'enseignement : Français
  • Méthode d'enseignement : En présence

Présentation

1/Le projet émancipateur.
'[...] toute la pratique de l'enseignement émancipateur se résume dans la question :qu'en penses-tu ?' (Jacques Rancière)
Dans son principe général, cet atelier veut contribuer à révéler à chaque étudiant et futur architecte son propre pouvoir productif à partir de l'inventaire de ses propres compétences à conduire un projet d'architecture en contexte international.
Argumenter, expliquer, décrire : 'Il faut que l'artisan parle de ses ouvrages pour s'émanciper, il faut que l'élève parle de l'art qu'il veut apprendre' (J.R).
Dialoguer et écouter : décentrer le travail de l'architecte auteur vers l'architecte acteur.

2/'Learning from' : une attitude de concepteur.
Percevoir et interpréter notre environnement, c'est adopter un regard producteur quiarticule le faire et le voir, le pratique et le théorique.
Telle est l'une des leçons que nous livre aussi l'art : 'Le mot art veut dire faire. Faire c'est choisir et toujours choisir', nous ne faisons rien, sinon choisir quelque chose qui nous précède (Marcel Duchamp). Sous cet angle, toutes les activités de conception sont des productions de ready-made ou bien des travaux d'assemblage.
L'enseignement du faire est bousculé par cet éclairage radical de Duchamp. Il ne s'agit pas alors de transmettre des habiletés artisanales à inventer à partir de rien mais de travailler la capacité des étudiants à fabriquer par sélection, par choix et par
assemblage de techniques, d'objets et de procédures existants.

3/Le temps et le projet.
Les expériences menées s'organisent selon plusieurs temporalités. Ateliers continus : le temps long de la maturation, de la structuration des attitudes, de la mise au point des moyens et des stratégies. Ateliers intensifs : le temps court de l'action de projet, de la réactivité à un contexte de travail, de la négociation, de la délibération, de la production et aussi de la diffusion.
Le temps c'est aussi la méthode : programmer son action, organiser ses moyens, prévoir. Et puis, juste après, saisir l'occasion, réagir, affronter l'imprévu, savoir réajuster sa démarche.

4/Pour une architecture contextuelle.
Chaque lieu dans lequel nous vivons est singulier et offre des qualités, il s’agit du point de départ de la fabrication d’un lieu, d’une architecture. L’architecture contextuelle se fonde sur une attention particulière portée à l’environnement (urbain, rural…), au contexte physique, mais aussi humain, social, économique… Cela passe par une attitude d’observation, d’investigation, de délicatesse envers les lieux et les gens.
Cette attitude nécessite un grand nombre d’outils conceptuels dont l’enseignement de l’architecture doit être garant. Le progrès en architecture ne peut se limiter à la technique. Les usages, la relation au climat, au contexte, mais aussi le bien être sont autant de paramètres à prendre en compte. La maîtrise et la manipulation de ces paramètres nécessitent l’acquisition de méthodes et de connaissances tout au long de
l’apprentissage de l’architecture. Cette approche sensible de l’architecture propose des espaces à habiter librement, il s’agit d’un projet de vie au service de sa propre existence.