Images de ville

    En bref
  • Crédits ECTS : 13
  • Langue d'enseignement : Français
  • Méthode d'enseignement : En présence

Présentation

Rattachement aux institutions de recherche et partenariats :
LRA : Groupe F2S (Formes sociales-formes spatiales)
Institut de la ville, Région Midi-Pyrénées
Universitat Politecnica de Barcelona et Facolta di Architettura Politecnico di Torino, Royal Melbourne Institute of Technology, Queensland University of Technology et University of Technology Sydney, UACG et UNIBITI Sofia, FUV Varna, Académie des Arts Tallinn, BMU Budapest, IAA Rostov sur le Don, FAU∕UFRJ Rio de Janeiro, TU Eindhoven.

THEMATIQUE D'ETUDES
Le séminaire « Images de ville » est un lieu d'échanges et de partage (discussions, débats, visites, repas participatifs, ...) de réflexions autour des mutations urbaines, architecturales et sociales dans l'Europe contemporaine.

En examinant l'histoire, et notamment celle des développements du mouvement moderne en architecture, le séminaire cherche à comprendre les interactions entre les collectifs d'acteurs politiques, architecturaux et urbains dans la fabrication de l'espace (conception, construction et occupation).

Les mutations européennes est-ouest :
L’accélération de l’histoire et l’émergence d’une société en réseau sont à l’origine de mutations économiques et sociales qui impactent l’image des villes et les placent dans une dynamique urbaine concurrentielle.

Ces mutations urbaines  interrogent les formes architecturales, urbaines et sociales, en objectivant la culture architecturale et le rôle de l’architecte dans la fabrication de la ville. Elles amènent à évaluer les jeux d’acteurs et à mesurer le processus de patrimonialisation contemporain, entre histoire(s) et mémoire(s). Elles permettent d’interroger les images de ville, entre mental et spatial, perception et imagination, visible et invisible, formel et informel.

Une épistémologie de l’urbanité :
Le séminaire propose de développer une réflexion épistémologique sur le processus de fabrication de l’urbanité, entendue comme la coexistence des êtres, des bâtis et des fonctions (R. Schoonbrodt et P. Ansay, Penser la ville, AAM, 1992).

Il explore la fabrication de l’urbanité en décomposant les images (idéelles, figuratives et formelles) portées par les différents acteurs. Il vise à analyser les différents niveaux d’interactions (acteurs, réel/imaginaire, réel/vécu) dans le processus de fabrication de l’espace architectural et urbain, dans une perspective synchronique (moment présent) et diachronique (histoire du 20eme siecle).

Il décompose ainsi les « ImageS de Ville », comme phénomène d'interaction entre formes sociales et formes spatiales, avec toute une déclinaison d'échelles spatiales : typologies, objet architectural, îlot, quartier, ville, urbain (ou rurbain), métropole ; d'échelles de décision : individuel, cage d'escalier, immeuble, îlot, quartier, ville, CU, métropole, région, nation, Europe ; de types d'acteurs : habitants, associations, artistes, architectes et/ou urbanistes, politiques (élus et permanents), entreprises (et/ou promoteurs)‎, institutions.

La réflexion vise à déconstruire les images mentales, figuratives et formelles, mais aussi les limites, les frontières, les topographies, matérielles, imaginaires, communautaires, …, pour engager une autre réflexion sur ce qui construit des lieux de rencontre. Le séminaire invite à déplacer le regard dichotomique sur l´espace urbain (opposition centre périphérie, par exemple, mais aussi public∕privé, urbain/rural, …) pour explorer fabrication de l’architecture et de la ville dans des logiques d’articulation du global et du local en tant que catégories subjectives. Le local et global ne sont pas figés et pas toujours ancrés dans un espace géographique : ils sont plutôt une question de relations, de mise en contexte et peuvent être liés aussi à un sentiment de proximité et d´identification culturelle à un espace, entre tensions et échanges permanents.

Plusieurs sites d’études :
Chaque année, des sites d’études sont proposés aux étudiants, dans le cadre des partenariats de l’ENSA Toulouse. Ces terrains d’enquête peuvent être complétés par des propositions étudiantes : le choix est discuté avec les étudiants en fonction de leur problématique.  

A titre d’exemple en 2012-13 : Sofia, Paris, Toulouse, Brisbane, Melbourne, Sydney, New York, Istambul, Nouakchott ; en 2013-14 : Toulouse, Sofia, Paris, Rotterdam.

METHODE PEDAGOGIQUE
Les semestres s’organisent de manière continue en S7 et S8, avec une succession de rendus (affichages, projections, présentations orales) qui structurent la progression de la fabrication du mémoire.

Les cours sont donnés à plusieurs voix et impliquent la participation des étudiants. Ils alimentent le développement d'une pensée individuelle tout en créant une dynamique collective.

L'atelier méthodologique vise à développer l’autonomie de l’étudiant par une succession de choix (photos, images, terrain, méthodologie, mise en forme). Les séances sont consacrées à la formalisation de représentations de la pensée (photomontages, dessins, schémas, films, …) : ces images deviennent les illustrations et servent de supports à l’écriture du mémoire.

Les études comportent plusieurs volets : esthétique, urbain, architectural, historique, sociologique et géographique. Au 1er semestre, les images produites sont individuelles et les analyses urbaines sont collectives (effectuées par terrain). Au 2nd semestre, les analyses sont individuelles : une grille d’analyse est proposée aux étudiants, dans laquelle ils doivent choisir les éléments les plus appropriés à leur problématique.

Les avancées individuelles (images, fiches de lectures, analyses de terrain) et collectives (analyses urbaines) font l'objet de présentations (tour de tables, affichages) qui permettent le partage des informations.